Adjum (retraité) Michael Cotts
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Adjum (retraité) Michael Cotts

J'en suis venu à souffrir du syndrome de stress post-traumatique en étant témoin de plusieurs incidents traumatiques au cours de mes 25 années de service militaire.

En tant qu'ex-soldat souffrant du SSPT, je me suis replié sur moi-même et je me suis isolé de mes amis, de
mes collègues et des autres membres de ma famille. Le médicament que je prenais me faisait gagner du
poids et j'étais inactif : ce n'était pas une bonne combinaison. Je n'allais pas bien.

Je crois fermement que le programme Sans limites m'a sauvé la vie. Les responsables m'ont fourni un vélo
de route, ce qui m'a permis de faire de l'exercice régulièrement. C'était un exutoire pour faire face aux
facteurs de stress quotidiens. De plus, le programme Sans limites m'a donné l'occasion de participer à
d'excellentes activités, où j'ai pu interagir avec mes pairs, dont un grand nombre doivent composer, ou ont
dû composer, avec les mêmes problèmes que moi. C'était bien de savoir que je n'étais pas seul.

Récemment, à Victoria, en Colombie-Britannique, j'ai participé à un camp multisports dont les entraîneurs et les bénévoles étaient de classe mondiale. Comme chaque activité du programme Sans limites, c'était une expérience incroyable, et j'ai rencontré des gens formidables. Ces expériences m'ont donné le courage de sortir de chez moi tous les jours. Si je ne suis pas en train de faire de la natation, du vélo de route ou
de la course à pied, c'est que je suis parti en vélo de montagne ou à la pêche, et, bientôt, ce sera la chasse et le piégeage.

Évidemment, les membres de ma famille sont très touchés par ma maladie. Lorsque je ne me sens pas bien, ils marchent sur des œufs en ma présence, parce qu'ils ne savent pas dans quel état je me trouverai quand je me réveillerai. En général, lorsque je m'entraîne et que je fais de l'exercice, je suis à mon meilleur.

Je souhaite transmettre aux autres soldats qui souffrent du SSPT le message suivant : bien que le SSPT fasse partie de nous, il ne nous possède pas et ne nous définit pas. Nous pouvons en prendre le contrôle, et, par un travail acharné, devenir des membres « normaux » de la société et dépasser nos limites ensemble.

Michael Cotts, adjum (retraité)
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Mireille Poulin (retraitée)

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